Une femme d’une soixantaine d’années a été tuée par un troupeau d’éléphants en divagation, mardi 23 juin 2026, dans la cité d’Ankoro, territoire de Manono.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la victime s’est rendue à son champ vers 5h00 du matin lorsqu’elle a été surprise sur son chemin par des pachydermes. Elle a succombé à ses blessures sur place. Son corps a été inhumé le mercredi 24 juin 2026.
« Un mort chaque année, c’est trop »
Pour la société civile locale, cette nouvelle tragédie est insupportable.
« Nous déplorons l’inaction du gouvernement central face à ce danger devenu permanent dans notre zone », s’alarme Fernand Kabi, président du conseil de la jeunesse du secteur Kamalondo.
« Chaque année, la cité d’Ankoro enregistre un mort causé par des éléphants en divagation », déplore-t-il.
La peur s’installe désormais au quotidien. Avec ces attaques récurrentes, plusieurs habitants craignent d’abandonner les champs, ce qui menace directement la sécurité alimentaire de l’entité.
D’où viennent ces éléphants ?
L’origine des animaux reste controversée. Plusieurs sources locales pointent le Parc national de l’Upemba. Mais l’aire protégée rejette cette thèse.
Dans un communiqué du 14 juillet 2025, le PNU affirmait que « la présence sédentaire des éléphants à Ankoro est due à l’invasion de leurs couloirs de migration ».
Le parc précise que « les anciennes voies de migration reliant le parc à cette région sont interrompues par les activités humaines » et que « les dernières traces de migration des éléphants datent de 1997 ». Pour le PNU, les pachydermes d’Ankoro ne proviendraient donc pas de l’Upemba.
Pour rappel, le 9 juillet 2025, une jeune fille avait déjà été tuée par des éléphants alors qu’elle rentrait de son champ.
Face à ce cycle de drames, les habitants d’Ankoro réclament des mesures urgentes de sécurisation des zones agricoles et de gestion des conflits homme-faune.

