Le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi a ouvert jeudi 28 mai 2026 un procès en procédure de flagrance contre 14 personnes, dont 13 Congolais et un ressortissant chinois. L’audience s’est tenue à la mairie de Lubumbashi, dans la commune éponyme, en premier degré.
Les prévenus sont poursuivis par le ministère public pour détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre ainsi que pour vol à main armée, des infractions lourdes relevant de la compétence du tribunal militaire.
Lors de l’audience du vendredi 29 mai, la défense a soulevé un incident de procédure. Les avocats ont contesté la validité du procès-verbal d’audition du ressortissant chinois.
Selon eux, l’accusé ne parle ni français ni aucune langue nationale congolaise, mais uniquement le mandarin. Or, le PV ne mentionne le nom d’aucun officier de police judiciaire ayant procédé à l’audition.
Pire, l’accusé chinois a déclaré devant la cour avoir signé le document sous la menace, remettant ainsi en cause la régularité de la procédure.
Face à ces éléments, le président de la cour a décidé de suspendre l’audience. Le procès a été renvoyé au mardi 2 juin 2026 pour la suite des débats et la confrontation des parties.

