Neuf détenus ont recouvré la liberté vendredi à la prison centrale de Kangbayi, à Beni, au Nord-Kivu. La cérémonie a été présidée par le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa.
Le vice-gouverneur a exécuté l’arrêté du ministre de la Justice et Garde des Sceaux portant mesures de libération conditionnelle. Objectif : désengorger certaines prisons du pays en cette période d’urgence sanitaire.
Les neuf bénéficiaires ont été libérés conformément à l’arrêté n°162 du 14 mai 2026.
Le vice-gouverneur leur a remis à chacun sa fiche de libération, sous l’œil de l’avocat général Tshiswaka Kabea, près le parquet général de la cour d’appel du Nord-Kivu.
S’adressant aux ex-détenus, Louis Segond Karawa a été clair :
« Je vous demande de vous comporter désormais en bons citoyens. Ainsi, personne ne viendra vous déranger. Mais si vous vous conduisez mal, vous serez de nouveau reconduits ici à la prison. Je vous souhaite bon retour dans vos familles respectives. »
Visiblement affaiblis par le poids de l’emprisonnement, ces hommes avaient déjà purgé au moins un quart de leur peine chacun.
L’un d’eux, sous couvert d’anonymat, a exprimé sa satisfaction :
« Je suis heureux de quitter cet endroit, car j’y avais déjà passé longtemps. Je remercie le gouverneur de nous en faire sortir. Merci aux autorités étatiques et carcérales. »
Selon le procureur général, seuls les détenus n’ayant pas commis de viol, d’association de malfaiteurs ni de participation à un mouvement insurrectionnel étaient éligibles à la liberté conditionnelle. À la sortie de la cérémonie, le vice-gouverneur a signé le livre d’or de la prison de Kangbayi.

