Le corps sans vie de Mbambu Visika Angélique, 45 ans, a été découvert ce dimanche 17 mai 2026 dans le quartier Lubahemba, en ville de Beni.
Selon les premières informations recueillies sur place, la victime aurait été surprise par des inconnus alors qu’elle se rendait au puits pour puiser de l’eau. Elle a été retrouvée décapitée à la machette.
Les circonstances exactes du drame et l’identité des auteurs restent, pour l’instant, inconnues. Aucune arrestation n’avait été signalée au moment de la rédaction de cet article.
Les services de sécurité n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’incident. Dans la communauté, l’émotion est vive face à ce nouveau meurtre signalé dans la ville de Beni, en proie à une insécurité récurrente.
« Comme une lampe éteinte dans la nuit, la vie de Mbambu Visika Angélique a été fauchée dans le quartier Lubahemba. Elle marchait vers le puits pour donner à boire, et des mains inconnues lui ont volé la source », a écrit Nasson Murara, auteur du témoignage transmis à la rédaction.
Ce meurtre survient dans un contexte de recrudescence de la criminalité urbaine et des attaques attribuées aux ADF à Beni et dans le territoire. Le jeudi 14 mai 2026, des mouvements citoyens ont organisé une journée ville morte pour dénoncer l’insécurité.
Ils faisaient état d’au moins huit meurtres enregistrés en moins d’un mois dans la ville, impliquant des hommes armés, dont certains militaires déjà arrêtés.
Les manifestants dénoncent l’inefficacité des forces de sécurité et réclament le lancement d’opérations militaires contre les ADF ainsi que des audiences foraines pour juger les présumés auteurs. La situation continue d’alimenter la colère et l’inquiétude des habitants de Beni.

