L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo n’a pas examiné, ce lundi 27 avril, la motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani.
Son absence à l’ordre du jour alimente le débat dans l’opinion publique, certains y voyant un signe de protection politique au sein du Bureau de la Chambre basse.
La plénière a plutôt été consacrée à des dossiers jugés prioritaires, notamment la prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, dans l’Est du pays, ainsi que l’examen de rapports relatifs à la ratification d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda et d’un partenariat stratégique avec les États-Unis.
Les députés doivent également se pencher sur le rapport des auditions de sept membres du gouvernement par la Commission Défense et sécurité.
Ce choix d’agenda est critiqué par certains élus, qui dénoncent une mise à l’écart du contrôle parlementaire.
Déposée par le député Laddy Yangotikala et soutenue par 56 signataires, la motion dénonce la persistance de l’insécurité dans plusieurs grandes villes, dont Kinshasa et Lubumbashi.
Initialement attendue pour ce lundi, elle devrait finalement être examinée lors de la plénière prévue le mercredi 29 avril 2026, selon la Conférence des présidents.
En cas d’adoption, le ministre concerné serait contraint de présenter sa démission.

