L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) exprime sa vive préoccupation suite à l’arrivée à Kinshasa, ce vendredi 17 avril matin, d’une quarantaine de demandeurs d’asile transférés de force des États-Unis vers la République démocratique du Congo (RDC).
Un avion privé en provenance de Louisiane (États-Unis) a atterri à l’aéroport international de Ndjili vers deux heures du matin, après deux escales techniques à Dakar et Accra.
Selon cette organisation, cet acte constitue une externalisation des obligations internationales de protection, incompatible avec le principe de non-refoulement et l’interdiction des transferts forcés.
» En cherchant à se décharger de ses responsabilités, l’administration américaine engage une pratique illégale et dangereuse pour les personnes vulnérables, prohibée par un faisceau convergent de normes internationales, notamment le Droit International Humanitaire (DIH), le droit des réfugiés et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) » a déclaré, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH).
Pour l’IRDH, l’arrivée du premier groupe d’environ 45 demandeurs d’asile, transportés par la compagnie Omni Air International, marque le début de l’application concrète de l’accord migratoire entre Kinshasa et Washington.
Cette organisation rapporte que les migrants déportés vers la RDC sont majoritairement originaires d’Amérique latine et ont été acheminés vers un complexe hôtelier situé à proximité de l’aéroport, placé sous la surveillance de la Police Nationale Congolaise (PNC).
IRDH estime qu’en acceptant de se charger des dossiers difficiles de migration des États-Unis, la RDC s’expose à une responsabilité internationale pour complicité de traitements inhumains et dégradants.
Après l’annonce de l’arrivée des migrants en RDC, la société civile et l’opposition congolaise ont annoncé leur opposition face à ce nouvel accord signé entre Kinshasa et Washington.

