La plateformes de l’opposition Lamuka et le parti Add Congo ont exprimé leur ferme opposition au projet de transfert vers la République démocratique du Congo des migrants expulsés des États-Unis.
Dans une déclaration rendue publique jeudi, ces regroupements politiques dénoncent un accord qu’ils jugent inacceptable pour la souveraineté nationale. Ils appellent le Congrès américain à annuler toute initiative visant à faire du territoire congolais une destination pour des personnes expulsées des États-Unis.
Selon Prince Epenge, porte-parole Lamuka, ce projet s’inscrirait dans une logique politique interne controversée. Il accuse le président Félix Tshisekedi de subordonner cet engagement à un éventuel soutien des États-Unis à une révision constitutionnelle, susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat, une hypothèse déjà largement débattue dans le pays.
Prince Epenge insiste également sur les priorités nationales, estimant que les partenaires internationaux, notamment Washington, devraient concentrer leurs efforts sur la résolution de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.
Pour Lamuka et ses alliés, transformer la République démocratique du Congo en terre d’accueil pour migrants expulsés constituerait un précédent dangereux, susceptible d’aggraver les défis socio-économiques déjà importants du pays.
À ce stade, aucune confirmation officielle de cet accord n’a été communiquée par les autorités congolaises ou américaines.
Cette controverse intervient dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo marqué par des divergences politiques sur le changement de la Constitution et la gestion de situation sécuritaire dans l’Est congolais.
Marth Bigabwa

