Le réveil a été particulièrement brutal ce mardi 7 avril 2026 pour les habitants de l’avenue Kamarenge, au quartier Kalubamba, dans la cité minière de Kipushi, en province du Haut-Katanga.
Le corps sans vie d’Asnath Fele, une jeune femme d’une vingtaine d’années, a été découvert aux premières heures de la matinée, plongeant toute la communauté dans l’émoi et la consternation.
Sur les lieux du drame, le bourgmestre faisant fonction, Michel Kasanda, accompagné d’un officier de la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que de plusieurs autorités locales, a procédé au constat d’usage.
Face à la colère des habitants, qui dénoncent une insécurité croissante dans cette partie de la province du Haut-Katanga, l’autorité communale a tenu à lancer un message de prudence :
« J’appelle la population à la vigilance. La sécurité commence par soi-même avant d’être celle de l’État », a déclaré Michel Kasanda.
Après autorisation du parquet, la dépouille a été transférée à la morgue de la Gécamines (GCM) à Kipushi. Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce décès, qui suscite une vive indignation au sein de la population.
Un constat malheureux, le corps de la victime était retrouvé sans parties intimes.
Ce drame intervient quelques jours seulement après un autre cas similaire. Le corps d’une jeune femme avait été repêché sur le lac Kamalenge, toujours à Kipushi, localité située à environ 30 kilomètres de Lubumbashi.
Ces incidents successifs ravivent les inquiétudes des habitants quant à la recrudescence de l’insécurité dans cette zone minière.

