Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a vivement réagi à la décision des autorités congolaises d’accepter des migrants expulsés des États-Unis, dénonçant une orientation qu’il qualifie de dangereuse pour la souveraineté nationale.
Dans un communiqué publié le 5 avril 2026 à Kinshasa, la LUCHA condamne fermement cette décision attribuée au régime du président Félix Tshisekedi.
Le mouvement estime que derrière les discours officiels sur la coopération internationale se cache une volonté de transformer la RDC en zone de relégation pour des populations rejetées ailleurs.
Selon l’organisation, cette politique s’inscrit dans une logique de sous-traitance des enjeux migratoires des grandes puissances vers des États jugés fragiles, citant notamment l’accord controversé entre le Royaume-Uni et le Rwanda sur l’accueil de migrants.
La LUCHA critique également la gestion interne du pays, pointant l’insécurité dans l’Est, les inondations et le manque d’accès aux services sociaux de base comme l’eau, l’électricité et les infrastructures. Elle juge incohérent pour un État incapable de protéger pleinement ses citoyens de s’engager à accueillir des populations étrangères vulnérables.
Le mouvement appelle à l’annulation immédiate de cet accord et rejette toute tentative de faire de la RDC une zone de transit ou un instrument au service d’intérêts géopolitiques extérieurs.
Insistant sur les priorités nationales, notamment la sécurité dans l’Est et l’amélioration des conditions de vie, la LUCHA conclut qu’un pays encore en quête de stabilité ne peut se permettre de devenir « le refuge d’échecs politiques des grandes puissances ».

