En 2025, 280 dossiers liés aux violences sexuelles ont été enregistrés au Tribunal militaire de garnison de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Ces chiffres sont issus du rapport du Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO), publié le 19 mars. Les auteurs des infractions sont à la fois des civils et des militaires.
Selon le document consulté, « 215 cas concernent des viols d’enfants », une proportion particulièrement alarmante, suivie de « 41 cas de viol ». Le rapport mentionne également
« 15 tentatives de viol » et « 7 tentatives de viol sur mineur ».
D’autres infractions, bien que marginales, sont également signalées, notamment « 1 cas de proxénétisme » et « 1 cas de zoophilie ».
Le profil des auteurs révèle que « les civils représentent 73,21 % des cas », soit 205 personnes, suivis par « 74 militaires, soit 26,43 % », et « un policier, soit 0,36 % ».
Le REDHO regrette que plusieurs cas de violences sexuelles ne parviennent pas jusqu’aux juridictions, certains étant « réglés à l’amiable », une pratique qui contribue à l’impunité.
Face à cette situation critique, l’organisation appelle à « considérer la lutte contre les violences sexuelles comme une urgence nationale » et recommande notamment « le traitement rapide des dossiers par les juridictions compétentes » pour décourager les auteurs.
L’ONGDH insiste également sur « l’accompagnement des victimes » ainsi que sur « le renforcement de la sensibilisation communautaire » afin de prévenir ce fléau bien connu des autorités judiciaires et des organisations intervenant dans ce secteur.

