L’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a annoncé avoir remis plus de 5 000 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour leur rapatriement vers Kinshasa, lors d’une cérémonie tenue lundi 2 mars 2026 au camp de Rugamabo, dans le Nord-Kivu.
Selon le mouvement, ces soldats avaient été capturés sur différents fronts dans l’Est de la RDC au cours des récents affrontements. Leur transfert au CICR s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’AFC/M23 à Doha pour favoriser les mesures de confiance entre les parties au conflit.
« Nous avons autour de nous plus de 5 000 éléments des FARDC. Nous les avons remis entre les mains du CICR. Une fois de plus l’AFC/M23 fait preuve de bonne foi et honore les accords de principe signés à Doha », a déclaré Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23.
Selon lui, les soldats remis au CICR seront rapatriés vers la capitale congolaise sous la supervision de l’organisation humanitaire.
« Ces compatriotes sont remis entre les mains du CICR qui va les rapatrier à Kinshasa », a-t-il précisé.
Le mouvement affirme que cette initiative contribue à l’apaisement des tensions et respecte les principes du droit international humanitaire.
« Une fois de plus, l’AFC/M23 fait preuve de bonne foi en respectant sa part des engagements pris dans le cadre des mesures de confiance », a ajouté Lawrence Kanyuka.
Dans le même temps, le porte-parole a appelé les autorités congolaises à poser des gestes similaires.
« Nous attirons l’attention de la communauté internationale pour que Kinshasa, à son tour, respecte les mesures de confiance et libère nos prisonniers, tel que cela a été demandé », a-t-il déclaré.
L’AFC/M23 accuse par ailleurs le gouvernement congolais de poursuivre les hostilités malgré les initiatives de réduction des tensions, évoquant des « violations répétées du cessez-le-feu » et appelant les médiateurs et partenaires internationaux à suivre la situation.
Ces derniers mois, les affrontements entre les FARDC et l’AFC/M23 se sont intensifiés dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Les FARDC ont mené des offensives contre les positions de l’AFC/M23 et Twirwaneho, avec l’intensification des attaques par drones, aggravant la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays.
En mai 2025, plus de 1 300 militaires des FARDC avaient été rapatriés à Kinshasa par le CICR via Beni.

