Au moins cinq personnes ont été tuées mardi 3 mars 2026 lors d’une incursion d’hommes armés non identifiés au quartier général du Parc National de l’Upemba, à Lusinga, dans l’ex-province du Katanga.
Selon l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), après l’incident, une cellule de crise a été immédiatement convoquée.
En concertation avec les forces régaliennes, notamment les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les services de sécurité, une série de mesures a été activée pour assurer la sécurité des agents et cadres, dans le respect des droits humains et des normes internationales.
« À cette heure, le contrôle intégral du Parc National de l’Upemba et de la station de Lusinga a été rétabli par les forces de défense et de sécurité. Cette agression contre ce biotope majeur du patrimoine national présente un bilan humain et matériel lourd: Cinq membres du personnel du parc ont tragiquement perdu la vie; Les équipements ont été pillés« , a déclaré Milan Ngangay Yves, Directeur Général de l’ICCN.
Lors de cette attaque, les infrastructures ont subi d’importantes destructions.
« L’ICCN condamne avec la plus vive fermeté cette violation flagrante de l’ordre juridique national et des conventions internationales. Cet acte constitue une transgression directe du principe de neutralité et de non-belligérance régissant les aires protégées, considérées comme patrimoine commun de l’humanité par le droit international de l’environnement« , a déploré l’ICCN dans son communiqué.
La Direction Générale a salué l’abnégation des agents du Parc National de l’Upemba qui œuvrent, au sacrifice de leur vie, à la défense de la souveraineté environnementale de la République démocratique du Congo. Elle présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et rassure que cet acte de barbarie ne restera pas impuni.

