L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a dénoncé, dans un communiqué publié le 1ᵉʳ février 2026 à Goma, ce qu’elle qualifie de « manipulation politique » par le régime de Kinshasa à la suite de l’accident meurtrier survenu dans les mines artisanales de Rubaya, dans le Nord-Kivu.
Le mouvement estime que les autorités centrales exploitent ce drame humain à des fins politiques, sans assumer leurs responsabilités historiques dans la gestion du secteur minier.
Selon l’AFC/M23, l’accident, causé par de fortes pluies ayant provoqué des éboulements dans les sites miniers artisanaux, s’inscrit dans une longue série de catastrophes similaires survenues ces dernières années sous l’administration de Kinshasa.
Le mouvement cite plusieurs accidents majeurs depuis 2015 dans les provinces du Lualaba, Sud-Kivu, Maniema, Ituri, Kasaï et Haut-Katanga, dont Nyamukubi et Bushushu en mai 2023, qui avaient causé plus de 500 morts, et Kalando en novembre 2025, avec 30 à 40 victimes.

Pour l’AFC/M23, ces tragédies illustrent une « gestion défaillante, négligente et mortifère » du secteur minier artisanal.
Le mouvement appelle le gouvernement à engager un audit « sérieux, indépendant et transparent » de sa gouvernance, tant dans le domaine minier que dans la gestion des inondations et de l’assainissement urbain.
L’AFC/M23 déplore la mort de plusieurs personnes et adresse ses condoléances aux familles endeuillées.
Le mouvement affirme avoir pris en charge les blessés, évacué les cas graves à l’Hôpital général de référence de Goma et contribué à l’inhumation des victimes.
Il réaffirme son engagement à améliorer la sécurité et les conditions de travail dans les mines artisanales.
Le drame s’est produit le 28 janvier sur le site minier de Luwowo, dans la zone de Rubaya. Le bilan provisoire est d’au moins 200 morts, plusieurs corps restant encore bloqués sous les décombres.
Vanessa Habanza

