Le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu mercredi à Luanda une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) pour examiner la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
La délégation comprenait notamment Mgr Fulgence Muteba Mugalu, président de la CENCO, et Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de l’institution.
Les échanges ont porté sur la poursuite des combats impliquant l’AFC/M23, l’aggravation de la crise humanitaire et les perspectives d’une sortie durable de crise par la voie du dialogue.
Cette rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique active menée par l’Angola, quelques jours après deux visites successives à Luanda du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Luanda cherche ainsi à compléter les initiatives de Washington et de Doha par un processus africain axé sur un dialogue inclusif et crédible.

Selon une source proche du dossier, la CENCO et l’ECC ont réaffirmé leur position : elles ne participeront pas à un processus dans lequel elles ne joueraient pas un rôle de médiation.
Les deux confessions entendent poursuivre leur engagement sous l’égide de l’Angola, dans le cadre du « Pacte social pour la paix », qu’elles promeuvent comme base d’une réconciliation nationale.
Toujours selon cette source, deux pays ont été identifiés pour accueillir d’éventuelles discussions : l’Angola et le Togo.
Par ailleurs, la feuille de route ECC-CENCO élaborée à Kinshasa aurait été adoptée avec les délégués de la présidence congolaise.
Initiée par le président João Lourenço, cette réunion confirme le rôle central que l’Angola entend jouer dans la recherche d’une solution politique à la crise congolaise, alors que les tensions persistent sur le terrain et que l’urgence humanitaire s’intensifie dans l’est de la RDC.

