La situation sécuritaire reste extrêmement tendue ce vendredi à Bule, en territoire de Djugu (Ituri), où des coups de feu ont ravivé la peur d’une reprise des affrontements.
Selon des sources locales, des militaires des FARDC positionnés sur la colline de Rhoo ont tiré des coups de sommation en direction de Bule-centre, actuellement sous contrôle de la CRP.
Ces tirs ont provoqué la panique au sein de la population, craignant une escalade des violences.
Une délégation de la MONUSCO, présente sur place, multiplie les contacts pour calmer les esprits et prévenir tout affrontement.
Les casques bleus ont été placés en alerte maximale et renforcent leur présence dans les points sensibles de la zone.
Les conséquences sur le plan socio-économique et éducatif sont lourdes.
Toutes les activités commerciales restent paralysées au centre de Bule. Au rond-point Vadjero, cœur commercial de la localité, les boutiques sont fermées et les établissements scolaires n’ont pas ouvert leurs portes.

Plus de 43 écoles ont cessé de fonctionner depuis la reprise des hostilités, privant des milliers d’enfants d’éducation.
Une foule inquiète observe l’évolution de la situation. Sur les lignes de front, les deux parties maintiennent des positions défensives dans un climat de forte tension.
Des pourparlers ont débuté ce vendredi à 10 heures au bureau administratif de la chefferie de Bahema Badjere.
La MONUSCO, les autorités locales, le comité local de sécurité, les leaders communautaires et des représentants de la société civile participent aux discussions sur les préoccupations sécuritaires et humanitaires.
Flory Kitoko, coordonnateur provincial du PDDRC-S, et Michel Méta Wani, président de l’UNADI, assistent à la rencontre.
L’objectif est de renforcer la concertation et d’identifier des solutions durables pour protéger les civils et rétablir progressivement la stabilité dans cette zone durement touchée par les violences.
Rachidi Kudra, depuis Bule

