Plusieurs hauts officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à l’issue d’une enquête de six mois menée par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), qui affirme avoir rassemblé des preuves irréfutables, selon des sources concordantes.
Parmi les inculpés figurent le lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba, ancien chef de la Maison militaire du président, le général-major Christian Ndaywel Okura, ainsi que les généraux de brigade Benjamin Katende Batubadila et Antoine Longondjo Lobandji (alias Lolo), le colonel Jules Boele Bagolome, le major Jean Lambert Embole Ngondili, ainsi que plusieurs civils dont Jean Marcel Kabeya Mbuyi, John Safari Bigarura, John Mbu-Letang et le lieutenant-colonel Ada Sebakungu.
Les accusés sont poursuivis pour des infractions graves, notamment : association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat, trahison par contacts avec une puissance étrangère, violation de consignes, clientélisme, diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, offense au président, incitation à s’armer contre l’autorité de l’État et tribalisme.
Cette affaire intervient dans un contexte de purges au sein de la hiérarchie militaire, entamées depuis 2025, et illustre la volonté des autorités congolaises de renforcer le contrôle et la loyauté au sein des forces armées. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer l’ampleur exacte du réseau et d’identifier d’éventuels complices.

