Le Mali et le Burkina Faso ont interdit l’entrée de leurs territoires aux ressortissants américains.
Cette décision intervient en riposte à l’annonce des États-Unis, à la mi-décembre 2025, d’élargir la liste des nationalités interdites de visa pour « protéger la sécurité des États-Unis ».
La liste américaine comptait déjà douze pays, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan du Sud, le Laos, la Syrie, la Sierra Leone et les Palestiniens. Bamako et Ouagadougou appliquent désormais des mesures équivalentes à celles décidées par Washington.
Les Américains ne pourront plus entrer au Burkina Faso et au Mali.
Les deux pays sahéliens ont annoncé répliquer par « réciprocité » aux mesures de Washington, qui les a récemment placés sur une liste de nations dont les ressortissants sont interdits de visa pour les États-Unis.
Dans deux communiqués séparés, les ministères des Affaires étrangères malien et burkinabè, deux des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont annoncé appliquer, à l’égard des ressortissants américains, « des mesures équivalentes » à celles décidées par les États-Unis.
Bamako, de son côté, a précisé dans un communiqué similaire que ces restrictions entraient en vigueur avec effet immédiat.
Le ministère malien des Affaires étrangères a par ailleurs déclaré « regretter qu’une décision d’une telle importance ait été prise sans la moindre concertation préalable ».
« En application du principe de réciprocité, le gouvernement du Burkina Faso informe l’opinion nationale et internationale de sa décision d’appliquer aux ressortissants des États-Unis d’Amérique des mesures équivalentes en matière de visas », a souligné le gouvernement burkinabè dans un communiqué daté du 30 décembre 2025.

