Alors que Washington s’apprête à devenir le théâtre d’un moment historique de la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’impulsion directe du président Donald Trump, le président Félix Antoine Tshisekedi réaffirme avec force un principe non négociable, aucun mixage, aucun brassage avec le RDF–M23.
Pour Kinshasa, cette ère de confusion, d’humiliation militaire et de dilution de la souveraineté nationale appartient désormais au passé.
Le déplacement vers la capitale américaine va intervenir alors que le chef de l’État congolais viens d’achever une mission diplomatique majeure en Serbie, marquée par un renforcement historique des liens entre Belgrade et Kinshasa.
Le président Aleksandar Vučić y a rappelé l’attachement absolu de son pays à l’intégrité territoriale de la RDC, dénonçant explicitement toute agression étrangère contre le Congo et appelant à une coopération accrue dans la sécurité, la défense, l’agriculture, la formation technique et le numérique. Une position qui a profondément touché le président TSHISEKEDI, lequel a salué un soutien clair, courageux et sans ambiguïté.
Face à la diaspora congolaise de Serbie, le président Tshisekedi a tenu un discours franc, direct, et profondément marqué par l’espoir. Il a décrit un Congo au bord d’un tournant historique, après 30 années de massacres, de pillages, de déplacements forcés, d’horreurs et d’un génocide silencieux ignoré par la communauté internationale.
Il a rappelé que ces tragédies ont été facilitées par un voisin belliciste soutenu par certaines puissances étrangères qui profitaient du pillage stratégique des ressources congolaises.
Selon lui, grâce à une diplomatie offensive et à la médiation décisive de Washington et de Doha, une perspective de paix réelle se dessine. Le 4 décembre, un accord de paix global est prévu être signé. Et Tshisekedi l’a réaffirmé « cet accord n’ouvrira la porte à aucune intégration des agresseurs dans les forces congolaises, la sécurité nationale ne sera plus sacrifiée sur l’autel de compromis toxiques » prévient-il.
La déclaration de Félix Tshisekedi intervient alors que la RDC et les rebelles de l’AFCM23 sont en négociation à Doha. L’AFCM23 a toujours affirmé qu’il n’intégrera pas les FARDC plutôt que ces sont ces derniers qui intégreront sa branche militaire armée révolutionnaire du Congo (ARC).

