L’AFC-M23 accuse les forces armées congolaises et leurs alliés burundais de mener des frappes ce lundi matin visant les villages de Mikenge et ses environs, dans la chefferie d’Itombwe, en territoire de Fizi au Sud-Kivu, dans l’est de la RDC.
Laurence Kanyuka, porte-parole de l’AFC-M23, déplore des victimes civiles dans ce village bombardé par l’armement des FARDC.
« Depuis 8 heures de ce lundi 29 septembre 2025, les forces coalisées du régime de Kinshasa pilonnent sans relâche les villages de Mikenge et leurs environs. Ces frappes, coordonnées depuis Uvira et Bujumbura, ciblent avec une sauvagerie inouïe les populations civiles », a indiqué dans un communiqué l’Alliance des forces du changement (AFC/M23), mouvement qui contrôle plusieurs localités dans l’Est du pays.
Selon Laurence Kanyuka, les frappes qui ont ciblé des civils innocents sont coordonnées depuis Uvira et Bujumbura, au Burundi.
Alors que l’AFC-M23 affirme son engagement à neutraliser la menace à sa source afin de protéger les populations civiles, l’armée congolaise n’a pas encore réagi à ces accusations.

Les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones du Nord et Sud-Kivu entre les FARDC, soutenues par des groupes armés locaux, et le M23, qui occupe notamment les villes de Goma et Bukavu.
Mi-septembre, l’AFC-M23 a accusé les FARDC, appuyées par les Wazalendo, d’autres bombardements à l’aide des drones CH-4 ciblant les villages de Nyenge, Chytso et Hembe dans le territoire de Masisi. De nombreux morts parmi les habitants ont été déplorés. Le mouvement politico-militaire a menacé de réagir à ces attaques en neutralisant la menace depuis Uvira, d’où, selon l’AFC-M23, l’armée coordonne toutes les attaques qui causent de nombreuses victimes parmi les populations civiles.
Vingt-quatre heures avant sa communication sur Mikenge au Sud-Kivu, Laurence Kanyuka a déploré des attaques des FARDC qui ont détruit le pont de Mpeti dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu.
L’AFC-M23 accuse Kinshasa de violation du cessez-le-feu et de mépris du processus de paix de Doha.
Les Nations unies et les organisations humanitaires alertent régulièrement sur le coût humain du conflit, qui a déjà déplacé des centaines de milliers de personnes dans l’Est de la RDC.

