La délégation de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) venue de Genève a réagi, dans une exclusivité avec Kivumorningpost ce mardi, au récent rapport de Human Rights Watch (HRW) sur les tensions dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Le mouvement estime que certaines conclusions du rapport minimisent le rôle du gouvernement congolais dans la crise sécuritaire qui secoue la partie orientale de la RDC.
Maître Jean-Paul Shyaka, chef de la délégation de l’AFC/M23, a cité les Wazalendo, milices alliées aux FARDC, comme auteurs de plusieurs crimes dans le conflit en cours.
« Le rapport de HRW semble traiter les Wazalendo comme de simples gangs, alors que pour moi ce sont des criminels. Il n’y a pas de criminels en ce qui concerne les crimes de masse au Congo aujourd’hui. Si ces Wazalendo sont armés, financés et encadrés, c’est par le régime de Tshisekedi. S’il y a crime de masse et d’épuration ethnique, c’est Tshisekedi et ses gens qui devront en répondre un jour, et j’espère qu’ils le feront », a-t-il déclaré.

Maître Shyaka a également insisté sur la nécessité de négociations politiques pour résoudre le conflit. « Il faut reconnaître que le conflit en RDC ne trouvera de solution que par la voie de négociation, mais malheureusement Kinshasa dit une chose et fait le contraire. Kinshasa n’a pas de volonté de faire évoluer les négociations. »
La délégation de l’AFC/M23 participait à Genève à une session consacrée aux droits de l’homme, trente ans après le début des conflits armés dans l’est de la RDC, avant de regagner Goma où elle poursuit ses activités.

