La tension reste vive dans la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu. Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 septembre 2025, de violents tirs ont retenti dans les trois communes de la ville, de 21 heures jusqu’à minuit, semant la panique au sein de la population, selon plusieurs sources locales contactées par KMP.
Ce samedi matin, un nouveau drame est venu aggraver la situation. Un garçon âgé d’environ 9 ans a été tué et son frère grièvement blessé après l’explosion d’une grenade lancée sur leur maison familiale, située au quartier Namianda, dans la commune de Kalundu, non loin du bureau de la REGIDESO.
D’après nos sources, l’engin explosif aurait été lancé par un civil armé, identifié par certains témoins comme un présumé membre du groupe Wazalendo. L’explosion a causé d’importants dégâts humains et matériels.

Les mêmes sources indiquent que les coups de feu entendus durant plusieurs heures la nuit dernière seraient également le fait des combattants Wazalendo.
Ce samedi matin, un calme précaire règne dans la ville, mais les activités socio-économiques demeurent paralysées : pas d’écoles, pas de transport, ni de marchés. Boutiques, magasins et dépôts restent fermés dans le centre commercial de Mulongwe.
Pour rappel, lors d’une réunion tenue la veille par l’autorité urbaine, les acteurs de la société civile et les commandants Wazalendo ont reconnu être les initiateurs du mouvement de « ville morte », lancé pour exiger le départ du général de brigade Gasita Olivier, commandant adjoint chargé des opérations et du renseignement au sein de la 33ᵉ région militaire (Sud-Kivu et Maniema).

