Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter) le mardi 12 août 2025, Francine Muyumba, personnalité politique de l’opposition, a appelé « tous les étrangers nommés à des fonctions régaliennes et stratégiques de l’État » à « démissionner immédiatement ». Elle rappelle que selon l’article 10 de la Constitution congolaise, « la nationalité congolaise est une et exclusive » et « ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ».
Mme Muyumba souligne que servir la nation au plus haut niveau exige « une loyauté totale envers le Congo, sans double allégeance ». Elle qualifie ces nominations d’« une violation flagrante de la Constitution » ainsi que de « conflit d’intérêts grave ».
Elle ajoute que les personnes concernées devront « renoncer officiellement à toute autre nationalité avant d’être nommées ou élues », faute de quoi « les auteurs seront poursuivis pour usurpation de fonction publique et atteinte à la sûreté de l’État ». De plus, elle annonce que la liste des concernés, principalement composée de ressortissants étrangers, sera transmise aux ambassades pour d’éventuelles poursuites complémentaires.
« Tant que la Constitution congolaise interdit la double nationalité, seuls les Congolais peuvent occuper ces fonctions. Toute nomination contraire est illégale et nulle de plein droit », conclut Francine Muyumba.
Cette déclaration intervient dans un contexte de débats intenses sur la souveraineté et la protection des institutions congolaises face aux ingérences étrangères.
Ce poste fait suite à un précédent publié par l’ancienne sénatrice à la sortie du gouvernement Suminwa 2 concernant les ministres aux nationalités étrangères ou doubles nationalités.

Francine Muyumba continue de marteler son message sur la souveraineté nationale et la question des mandataires de l’État congolais possédant une double nationalité.
Dans un autre tweet récent, elle a affirmé que « la première chose à aborder lors du dialogue national inclusif, c’est le respect strict de la Constitution congolaise, y compris la question de la prise en otage de notre pays par des étrangers, en violation flagrante de notre loi fondamentale ».
Elle appelle à la fin immédiate des nominations d’étrangers aux fonctions ministérielles et autres responsabilités stratégiques au sein de l’État. Toutefois, elle souligne qu’il ne s’agit pas de fermer la porte à la diaspora congolaise. Au contraire, elle plaide pour la reconnaissance de la double nationalité afin de permettre à la diaspora de contribuer pleinement au développement du pays.
« Cette ouverture doit s’accompagner de garde-fous clairs : les fonctions régaliennes et stratégiques de l’État doivent être verrouillées et strictement réservées à des Congolais ne présentant aucun risque de conflit d’intérêts », précise-t-elle. Elle insiste que « servir la nation au plus haut niveau exige une loyauté exclusive et indéfectible envers le Congo. Sinon, il faut renoncer à toute autre nationalité avant de prétendre à ces fonctions ».
Selon elle, cette approche équilibrée permettra de protéger à la fois la souveraineté nationale et la richesse que représente la diaspora, en plaçant « l’intérêt supérieur du peuple congolais au-dessus de toute autre considération ».

