Après quatre jours d’épreuves intenses, les élèves finalistes ont bouclé ce jeudi l’examen d’État sur l’ensemble du territoire national congolais. À Goma, l’ambiance mêlait espoir, fatigue, joie et soulagement.
Devant l’Institut de Goma, plusieurs élèves ont exprimé leur joie en déchirant volontairement leur chemise, symbole de la fin des années d’uniforme scolaire.
« Je me sens bien, j’ai beaucoup de joie car je termine mes études. J’espère obtenir 80 % à l’examen. J’ai déchiré mon uniforme parce que je ne veux plus le porter. Après l’obtention de mon diplôme, je compte étudier la communication à l’université pour devenir journaliste », confie Mwamba Christephie, une finaliste de l’Institut Majengo.
D’autres finalistes ont exprimé leur étonnement et leur gratitude d’avoir pu passer les épreuves malgré le contexte sécuritaire préoccupant dans la région.
« Honnêtement, je ne m’attendais pas à faire l’examen d’État. Mais par la grâce de Dieu, nous l’avons fait. Je me souviens d’un jeudi très traumatisant, en pleine guerre. Nous étions en classe, nous nous demandions comment nous allions obtenir le diplôme, si nous avions encore un avenir. Aujourd’hui, c’est le dernier jour, et il ne reste plus qu’à attendre les résultats », témoigne une autre candidate.

Dans une ambiance de fin d’examen, certains étudiants faisaient la promotion de leurs universités en inscrivant des messages sur les chemises déchirées des finalistes.
« Moi, je suis étudiant à l’UNIGOM. Je suis ici pour sensibiliser les finalistes à intégrer notre université. L’UNIGOM est l’université d’excellence dans toute la province. Ceux qui écrivent sur les chemises et les déchirent sont souvent des étudiants de l’ISDR ou de l’ISTA. L’UNIGOM, elle, ne déchire pas les uniformes. Nous sommes prêts à bien encadrer les futurs étudiants qui viendront chez nous. Et vu le contexte sécuritaire, je m’attends à ce que les élèves aient au moins 65 % de réussite. Le gouvernement doit tenir compte du traumatisme qu’ils ont vécu », explique un étudiant.
Certains finalistes ont formulé des recommandations au gouvernement congolais, demandant une correction bienveillante et une certaine tolérance face aux erreurs commises.
À Goma, où les épreuves se sont déroulées dans un climat marqué par l’insécurité, les élèves ont tenu bon. Il ne reste désormais qu’à espérer que les résultats seront à la hauteur de leur résilience.

