La Cour de cassation a rejeté, ce mercredi 30 juillet après-midi, toutes les exceptions soulevées par Constant Mutamba. L’ancien ministre de la Justice est poursuivi pour détournement présumé de 17 millions de dollars américains, fonds destinés à l’indemnisation des victimes de la guerre de six jours à Kisangani. Ces fonds auraient été décaissés pour la construction d’une prison à Kisangani.
À 16h 36, le juge Thomas Otshudi a lu la décision, estimant que la demande de surséance introduite par l’accusé était « sans objet ». Constant Mutamba sollicitait que la Cour suspende temporairement l’instruction en attendant que la Cour constitutionnelle se prononce sur une requête préjudicielle.
« Ça coûte quoi de nous accorder deux semaines, un mois, pour que la Cour constitutionnelle se prononce ? » a-t-il lancé à l’audience.

Malgré ce plaidoyer, la haute juridiction a maintenu le cap : l’instruction se poursuivra. La prochaine audience a été fixée au 4 août 2025.
La Cour a indiqué que les témoins du ministère public ainsi que ceux de l’inculpé Constant Mutamba seront convoqués pour cette étape cruciale du procès.
Cette affaire, très suivie à Kinshasa, porte sur la gestion des fonds publics destinés à la construction d’une infrastructure pénitentiaire stratégique dans la province de la Tshopo. L’ancien ministre clame son innocence et dénonce une procédure qu’il juge politiquement orientée, tandis que le parquet insiste sur la nécessité de rendre des comptes.

