Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 21 juillet 2025, la Lucha dénonce l’arrestation arbitraire de trois militants. Il s’agit de Léonard Zama, Patient Tshileta et Tonton Mpoyi, arrêtés lors de la manifestation pacifique organisée par la Lucha le 18 juillet 2025. Ce, pour exiger des autorités des mesures urgentes et efficaces visant à protéger la population et ses biens dans la ville de Kolwezi, chef-lieu du Lualaba.
La Lucha dénonce également les actes de violences et de torture infligés à ses trois militants par la police nationale congolaise sur ordre du maire de la ville de KOLWEZI.
« Nos camarades, Léonard Zama, Patient Tshileta et Tonton Mpoyi, ont été arrêtés arbitrairement, brutalement battus et torturés par les éléments de la PNC sur ordre de la mairie de la ville de KOLWEZI. Deux d’entre eux se trouvent actuellement dans un état de santé très préoccupant suite aux sévices subis, notamment lors de leur détention au parquet de KOLWEZI.

« Le dimanche 20 juillet, nos camarades ont été transférés à la prison centrale Dilala où ils ont de nouveau subi des actes de violence, d’humiliation et de torture. Ces traitements inhumains sont en totale contradiction avec la Constitution congolaise, les lois nationales, ainsi que les conventions internationales ratifiées par la RDC », peut-on lire dans le communiqué.
La Lucha dénonce également la dérive autoritaire des autorités locales, qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la justice, ce qui constitue une violation grave des droits humains. « Madame Fifi Masuka, gouverneur de la province de Lualaba, et le maire de la ville de KOLWEZI, Monsieur Masengo Kidelo, exercent une forte pression sur les autorités judiciaires et s’opposent farouchement à leur libération alors qu’aucune charge sérieuse ne pèse contre eux. »
La Lucha exige la libération immédiate et inconditionnelle de ses militants, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les actes de torture subis, et la poursuite judiciaire de tous les responsables policiers et administratifs impliqués.

