La délégation de l’AFC-M23 est arrivée à Doha le mardi pour ce qui pourrait être le dernier virage des négociations entre le mouvement rebelle et le gouvernement congolais. Après l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda, sous la facilitation de Washington, Doha devrait s’accélérer pour permettre la mise en œuvre effective de cet accord, considéré par les Nations Unies comme un pilier du processus de paix.
Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC-M23 et chef de la délégation à Doha, a affirmé que l’équipe est bien arrivée et prête à mener des discussions pour la paix.
« La délégation de l’AFC-M23 est arrivée à Doha ce matin et est prête à œuvrer pour la paix, le bien vivre-ensemble, la réconciliation, la sécurité, les libertés publiques, la bonne gouvernance et l’égalité des chances pour tous les Congolais sans exception, mais pas pour un accord d’apparat, » a-t-il écrit sur son compte X.

Sur le terrain, les tensions persistent et les accusations mutuelles se multiplient. L’AFC-M23 accuse le gouvernement congolais de déployer massivement des troupes et des équipements militaires sur l’ensemble du front. Le mouvement évoque des forces coalisées, incluant la Force de Défense Nationale du Burundi, et les accuse de diriger délibérément leurs armes lourdes vers des zones densément peuplées.
« Ce déploiement militaire constitue un mépris flagrant et une insulte directe aux pourparlers en cours, » a déclaré le porte-parole de l’AFC-M23.
Parallèlement, l’AFC-M23 continue de renforcer son idéologie et son implantation dans les zones qu’elle occupe au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Le 5 juillet, le mouvement a clôturé la formation idéologique de sa 14e promotion, comprenant plus de 350 personnes.
Le mardi 8 juillet, lors d’une communion avec les habitants du quartier Mapendo, dans la ville de Goma, près de 10 jeunes volontaires ont été enrôlés dans son armée, à l’occasion de la campagne de mobilisation lancée par la coordination provinciale de mobilisation et de recrutement.

