La société civile forces vives, les mouvements citoyens et structures de la province du Sud-Kivu ont dans une déclaration ce jeudi 05 décembre dans la ville de Bukavu, déclaré être opposés à la révision de la Constitution, voulue par le Président Félix Tshisekedi.
Selon ces structures, le plan du changement de la Constitution risque d’être un pont pour les ennemis de la République démocratique du Congo qui nourrissent sans cesse le plan de la balkanisation, et qui veulent compromettre l’unité et la cohésion nationale en s’appuyant sur l’article 219 de la Constitution, qui interdit toute démarche de la révision constitutionnelle pendant qu’une partie du territoire national est sous état de siège, faisant référence aux provinces du Nord-Kivu et l’Ituri.
« Ne touchez pas à notre Constitution. Mettez d’abord fin à l’agression rwandaise, mettez fin aux conflits armés au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri, répondez à la grogne sociale en assurant des conditions de vie et de travail décents à nos enseignants et autres agents de l’État, en mettant fin au pillage des ressources de la RDC et en instaurant une gouvernance au bénéfice de la population », lit-on dans un communiqué publié par la société civile du Sud-Kivu.

Et de poursuivre : « La révision de la Constitution est constitutionnelle, mais il n’est ni le moment, ni l’opportunité. Changez la vie de Congolais et non à la constitution », renchérit le communiqué.
Ces structures exhortent les députés et sénateurs, élus du Nord et Sud-Kivu ainsi que de l’Ituri, d’interpeller la ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, pour clarifier la situation dans la partie Est de la RDC.
Par ailleurs, à cette occasion, la société civile du Sud-Kivu a fait savoir qu’à partir de ce jour, elle lance la campagne : « Congolais, réveillons-nous, la Patrie est en danger », et une contre-pétition de la révision constitutionnelle sera lancée dans la ville de Bukavu, et dans les huit territoires du Sud-Kivu.












