Au moins 3 000 familles déplacées, installées dans le camp de Kanyaruchinya situé dans la chefferie de Bukumu, territoire de Nyiragongo, ont bénéficié de l’assistance humanitaire du gouvernement provincial, jeudi 30 octobre 2024.
Cette aide est composée d’un bidon d’huile, de farine de maïs, et de haricots.
Selon Prisca Luanda Kamala, conseillère principale du gouverneur de la province du Nord-Kivu, cette assistance, essentiellement constituée de vivres, vise à soulager ces ménages victimes des atrocités de la guerre.
« Nous avons apporté symboliquement un peu de nourriture pour soulager tant soit peu la souffrance des déplacés, mais cela ne sera pas suffisant pour faire face aux difficultés qu’ils traversent », indique-t-elle.
Depuis près de deux semaines, les hostilités opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et la rébellion du M23 dans le territoire de Walikale ont causé de nouvelles vagues de déplacés dans la province du Nord-Kivu. Ces nouveaux déplacés, sans assistance, aggravent une situation humanitaire déjà alarmante malgré le cessez-le-feu en vigueur décrété par les États-Unis.

Prisca Luanda Kamala appelle le gouvernement congolais, via la ministre d’État, ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, à organiser une assistance pour ces personnes déplacées démunies de tout.
« Nous appelons le gouvernement central à venir en aide à cette population en difficulté. Nous continuons nos plaidoyers pour l’ensemble de la province du Nord-Kivu, car dans la partie nord, de nombreux déplacés sont hébergés dans des familles d’accueil sans aucune assistance. Il y a à peine quatre jours que les combats ont repris dans le territoire de Walikale, causant de nombreux blessés et de nouveaux déplacements de population », plaide-t-elle.
Selon l’agence onusienne OCHA, en septembre 2024, environ 44 500 personnes, soit 8 893 ménages, ont fui les combats entre groupes armés dans les chefferies de Bwito et Bwisha, territoire de Rutshuru.












