La reprise des activités scolaires qui devraient avoir lieu ce lundi 16 septembre 2024 dans la ville de Beni n’ont pas eu lieu. Les élèves et écoliers ont renvoyés à la maison par les enseignants de plusieurs institutions scolaires publiques et conventionnées.
« J’ai accompagné ma fille à l’école à l’EP Munzenda (église anglicane). Mais là, ils m’ont dit le rentrer avec elle et de continuer à écouter la radio qui nous dira quand est-ce que les cours reprendront », fustige Bénédiction Sarah, mère d’une fille de l’école primaire.
Lors d’une assemblée générale d’évaluation des syndicats des enseignants tenue dimanche 15 septembre en ville de Beni, les professionnels de la craie du ministère de l’Éducation nationale de la sous-division de la ville de Beni au Nord-Kivu ont suspendu leur mouvement de grève, qui avait été décrété depuis la rentrée scolaire 2024-2025.
Michaël Batundi, président de la force syndicale nationale (FOSINAT) en province éducationnelle Nord-Kivu 2, avait demandé aux enseignants de reprendre les cours.
« Mon garçon Fidel est rentrée à la maison alors que je croyais qu’il est en plein cours à l’école. Ici à la maison, il ne va que se promener partout et il est exposé à toute sorte de délinquance », regrette une mère, d’un écolier à Beni.

La force syndicale précise en outre que la grève n’a pas été levée, mais plutôt qu’elle est suspendue jusqu’à nouvel ordre, en mettant en garde les banques chargées de la paie, qui tardent encore de lancer le paiement.
« Nous suspendons, mais nous ne levons pas la grève. Nous suspendons endéans 48 heures tout en mettant en garde ces banques chargées de paie des enseignants au grand nord qui tardent encore à lancer la paie des enseignants alors qu’elles ont déjà reçu l’enveloppe de la part du gouvernement », a déclaré dimanche dernier, Michael Batundi président de la FOSINAT.
Signalons que dans certains établissements scolaires étatiques et privés de la ville de Beni depuis le 2 septembre, les activités scolaires ont repris.
Les professionnels de la craie réclament au gouvernement congolais l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Une augmentation de salaire à la hauteur de 500 dollars américains, l’augmentation de la prime de gratuité des enseignants des écoles primaires, la prime d’itinérence des inspecteurs, le paiement des autres nouvelles unités (NU) non encore payées, mais aussi ils demandent à la caisse nationale Sécurité sociale (CNSS) de s’intéresser aux enseignants éligibles qui ont reçu leurs passions de retraite.






