Un notable du territoire de Lubero, Abner Kiveho, cité par nos confrères de la Radio Okapi, a recommandé, lundi 1er juillet, au gouvernement congolais de négocier avec les rebelles du M23 qui occupent déjà plusieurs agglomérations de leur entité. Selon lui, cette voie favoriserait la paix et préserverait les vies humaines dans cette région en proie à des violences intenses.
Le gouvernement congolais a toujours refusé toute négociation avec les rebelles du M23. Judith Suminwa, lors de son passage fin juin dernier à Goma, a affirmé avoir fourni aux FARDC les moyens nécessaires pour contenir les assauts des rebelles du M23 et améliorer leur performance sur le terrain. Elle a également assuré que son gouvernement utiliserait tous les moyens, y compris diplomatiques, pour ramener la paix dans l’Est du pays.
En réaction aux propos d’Abner Kiveho, Moise Hangi, militant du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), a exprimé une vive opposition à l’idée de négociations avec les rebelles du M23.
« À notre avis, cette démarche est dangereuse et risque de nous faire revivre les plaies de notre histoire sombre. Les cicatrices historiques sont encore fraîches. Kagame est trop malin ; il n’est pas à son premier forfait. Il avait roulé le président honoraire Joseph Kabila au point où ce dernier avait accepté l’intégration des combattants M23/RDC, ce qui a fragilisé notre appareil sécuritaire jusqu’à aujourd’hui. Les mixages et brassages ont contribué à faire pourrir notre armée et aujourd’hui nous vivons les conséquences, » a déclaré Moise Hangi.

Selon Hangi, la solution appropriée à cette crise d’agression rwandaise est d’ordre militaire.
« La diplomatie est en berne, nous devons nous imposer sur les fronts, nous battre jusqu’au dernier souffle. Déjà les compatriotes résistants Wazalendo sont prêts à ça, » a-t-il ajouté.
Hangi a fermement rejeté l’idée de dialoguer avec le M23, la qualifiant de grosse erreur stratégique qui coûterait cher au pays. Il a invité les autorités congolaises à ne pas tomber dans le piège de l’ennemi et a insisté que si Kagame était de bonne foi, il aurait retiré toutes ses troupes du sol congolais avant de négocier un quelconque dialogue.
« Ce criminel ne respecte malheureusement pas ses engagements, il a piétiné tous ses engagements contenus dans les différentes feuilles de route de Luanda, Nairobi et Bujumbura, » a conclu Hangi.






