“Le rôle des jeunes universitaires dans le maintien et la promotion de la paix : Cas des étudiants de Beni” est le thème qui a été développé ce mercredi 19 juin lors d’un débat contradictoire entre la Monusco et plus de 400 étudiants de Beni, au Nord-Kivu.
L’activité a été organisée par le Comité estudiantin de l’UCBC, l’Université chrétienne bilingue du Congo, qui a invité des étudiants de deux autres institutions universitaires de la région : l’Institut supérieur du Bassin du Nil (ISBN) de Beni et l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Beni.
Halte à la désinformation
Pour le chef de bureau par intérim de la Mission onusienne à Beni, Abdourahamane Ganda, les jeunes doivent se rassembler pour lutter contre la manipulation qui retarde le retour de la paix dans la région. Il a appelé à dire NON à la “corruption des esprits” et à la désinformation. Selon lui, ce que l’on attend des jeunes, c’est d’œuvrer pour la promotion de la culture de la paix.

“Un pays sans paix ressemble à un malade. C’est votre devoir de vous impliquer dans la recherche de solutions pour le retour de la paix dans cette région”, a poursuivi M. Ganda, exhortant l’auditoire à agir en artisans de la paix.
Christian Basikania, président du Comité des étudiants de l’UCBC, a souligné que l’une des responsabilités de la jeunesse pour le retour de la paix dans la région est la lutte contre les fausses rumeurs et la désinformation. Il estime que le rétablissement de la paix passe également par la lutte contre l’ignorance.
Abdourahamane Ganda a ajouté : “Parmi vous, il y a probablement de futurs journalistes, médecins, banquiers, douaniers, magistrats, députés… Mais, pour pouvoir exercer ces métiers après vos études, il faudra qu’il y ait la paix, sans laquelle il vous sera difficile d’exercer correctement vos métiers.”
Il a conclu en invitant les étudiants et les jeunes à être des “faiseurs de paix” et non des observateurs manipulés et manipulables.












