Un rapport alternatif sur la situation des droits humains des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) en République démocratique du Congo a été officiellement remis ce vendredi 31 mai 2024, au président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu. La cérémonie de remise a eu lieu au siège de la CNDH à Kinshasa, en présence de représentants de cette communauté vulnérable et des responsables du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le rapport, élaboré par des organisations locales de défense des droits des LGBTI, met en lumière des progrès significatifs dans certains domaines, notamment en ce qui concerne l’accès aux services de santé pour les personnes LGBTI.
“Dans le rapport, nous relevons des avancées réalisées en matière de droits de l’homme dans le pays, qui cadrent bien avec l’accès aux services de santé pour les personnes LGBTI,” a déclaré A Pal Bahirwe, directeur exécutif de Vision Plus Asbl, une ONG dédiée aux droits des LGBTI.

Cependant, malgré ces avancées, le rapport déplore des violations persistantes des droits des personnes LGBTI, en particulier en ce qui concerne l’accès à la justice. Les discriminations et la stigmatisation restent des défis majeurs, limitant la jouissance pleine et égale des droits fondamentaux pour cette communauté. “Nous déplorons, par ailleurs, que nos autres droits sont violés, notamment celui qui concerne l’accès à la justice, face à la discrimination et à la stigmatisation dont nous sommes victimes,” a souligné M. Bahirwe.
La remise de ce rapport marque une étape importante dans le plaidoyer pour les droits des personnes LGBTI vivant en RDC. La CNDH, en recevant ce rapport, s’engage à examiner les recommandations et à travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour améliorer la situation des droits humains en RDC.












