La société civile de la commune de Karisimbi se dit fatiguée par le manque criant d’eau dans cette municipalité. Cela fait exactement deux semaines que l’eau est devenue rare pour la population. Christian Kalamo, président de cette structure citoyenne, a déclaré :
Selon cette structure, ce manque d’eau s’ajoute à l’insécurité qui déstabilise les populations locales. Nous craignons que les habitants soient doublement victimes des barbaries des hommes armés pendant la recherche de cette denrée vitale.
Cette situation est une souffrance pour les populations locales, renchérit le président de la société civile :

“Les habitants des 18 quartiers que compte cette commune parcourent de longues distances, estimées à 3 ou 4 kilomètres. Certains passent toute la journée au lac, et d’autres passent des journées entières à attendre au robinet. La recherche du salut et de l’eau potable suivent maintenant le même chemin pour les habitants de Goma”, témoigne le président de la société civile. “La société civile de Karisimbi craint de probables nouveaux cas de noyades dans le lac Kivu, de viols, et la multiplication des cas de maladies d’origine hydrique ainsi que des accidents de circulation routière. Trop, c’est trop”, rappelle cet acteur de la société civile.
Dans une communication, le président de la société civile affirme qu’une lettre sera déposée au bureau du maire de Goma pour annoncer une marche vers le Gouvernorat mercredi de la semaine prochaine. Cette action visera, pour la société civile, à présenter à l’autorité provinciale les revendications de la population qui a besoin d’eau.












