Ce mardi 16 avril, la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, s’est retrouvée paralysée, répondant ainsi à l’appel des mouvements citoyens et des groupes de pression pour deux jours de ville morte. Cette initiative vise à exprimer la solidarité envers les victimes des récents massacres dans la région.
Dès le matin, les rues se sont vidées de leur habituel tumulte, les commerces ont baissé leurs rideaux et les écoles ont fermé leurs portes. Au centre commercial de Matonge, l’activité a été réduite à sa plus simple expression, avec des barricades dressées le long des artères principales et des jeunes manifestants exigeant la cessation des activités commerciales.
“Nous, commerçants, motards et membres de la société civile de Beni, sommes unis pour condamner les massacres de civils. Nous observons une grève de deux jours, ce mardi et mercredi, pour dénoncer les horreurs survenues au camp Sayo”, a déclaré Moise Kangina, vendeur à Matonge.

Hier, lundi, des centaines d’écoliers, arborant leur uniforme bleu et blanc, se sont rassemblés dans les centres commerciaux de Matonge, Merlin, Macampagne et Kalinda dans la commune de Mulekera. Portant leurs cartables et même certains des projectiles, ils ont manifesté pour exiger un arrêt total des activités afin de protester contre l’escalade des violences à Beni.
Cette mobilisation populaire vise à sensibiliser sur la situation sécuritaire alarmante dans la région et à inciter les autorités à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la violence et assurer la protection des civils.
Malgré la présence des forces de sécurité dans la région, la ville de Beni continue de subir une insécurité croissante, marquée par de nombreux massacres au fil des années. Les citoyens et la société civile appellent à une action rapide et efficace pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.












