Des milliers de déplacés de guerre, en dehors de la ville de Goma, peinent à accéder à l’assistance humanitaire. L’organisation “New Vision for Peace”, alerte sur la situation critique de ces déplacés, principalement localisés dans des zones telles que Nyabiondo, Rubaya, Kalembe, Pinga et Kirumbu.
Ces Congolais, ayant fui les récentes violences entre les rebelles du M23 et les résistants wazalendo, endurent des conditions de vie infrahumaines dans leurs lieux de refuge, déplore le secrétaire exécutif de l’organisation, Maître Placide Mwisha.
Celui-ci appelle à une mobilisation de la communauté pour venir en aide à ces compatriotes.
“Nous sommes ici pour sensibiliser la communauté nationale et internationale à la souffrance de nos compatriotes dans les zones en dehors de Goma. Malgré la présence d’ONG dans la région, ces déplacés n’ont jamais reçu d’assistance humanitaire. Il est crucial que les acteurs humanitaires prennent en compte leurs besoins. Les plus touchés par cette situation sont les femmes et les enfants, dont la santé est devenue préoccupante”, plaide ce défenseur des droits humains.

Selon OCHA, en mars 2024, les affrontements entre l’armée congolaise, un groupe armé non-étatique et leurs alliés respectifs se sont poursuivis dans les chefferies de Bashali et Bahunde, dans le territoire de Masisi, entraînant une réduction significative de l’accès humanitaire.
Le 13 mars, le convoi d’une ONG internationale a été contraint de faire demi-tour entre Sake et Kitshanga en raison des combats. Les véhicules d’une autre ONG internationale, transportant des fournitures médicales vers Bihambwe, ont également été bloqués à Sake. Selon les statistiques de l’organisation, le territoire de Masisi compte plus de 448 000 personnes déplacées, soit au moins 17 % du total des 2,67 millions de personnes déplacées du Nord-Kivu, selon les données mises à jour de la Commission Mouvement de Population au 29 février 2024.












