Deux civils ont été pris pour cible lors d’une fusillade au quartier Lac Vert à l’entrée de l’ISTA. Les coups de feu, malheureusement devenus fréquents, ont retenti à partir de 18 heures mardi, plongeant la population dans un climat de terreur récurrent. Les victimes, cherchant simplement à rentrer chez elles, sont tombées dans une embuscade tendue par des éléments armés. Cette information a été livrée ce mercredi 28 février 2024 par DEDESI MITIMA.
Le chef du quartier Lac Vert affirme que les deux civils ont été acheminés à l’hôpital pour y recevoir des soins. « Ce sont deux civils qui ont été touchés par des balles lors des troubles militaires à l’entrée de l’ISTA, avenue Lushagala. Les coups de feu, nous les avons entendus à partir de 18 heures. Cela devient une habitude. Alors que ces civils voulaient rentrer chez eux, ils sont tombés dans une embuscade. Ils ont été blessés et sont actuellement à l’hôpital CBCA pour y recevoir des soins », témoigne DEDESI MITIMA, chef du quartier Lac Vert.

Celui-ci a plaidé en faveur d’une intervention urgente des autorités :« Je ne sais pas comment le dire par rapport à cette insécurité au quartier Lac Vert. Alors que le nombre de déplacés augmente, les hommes armés, qu’il s’agisse de militaires ou de Wazalendo, rendent la vie difficile aux déplacés que nous avons accueillis dans le camp. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en main pour mettre fin à cette insécurité et à ce vagabondage armé dans la cité. »
Dans le chef-lieu du Nord-Kivu, il ne se passe plus une seule nuit sans que la population ne puisse enregistrer des cas d’insécurité. Cette insécurité cible principalement la partie ouest de la ville. Une femme a été atteinte de plusieurs balles à Kyeshero et un journaliste est tombé dans les filets des hors-la-loi. L’insécurité ne connaît pas de distinctions de classe sociale.
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