La localité de Kyavinyonge, dans le territoire de Beni, province du Nord-Kivu, est en émoi suite à l’interpellation de trois de ses résidents par les éco-gardes de l’ICCN et les forces armées de la FARDC lors d’une opération conjointe mardi 27 février. Ces arrestations ont provoqué un soulèvement parmi les habitants, alimenté par les allégations de l’ICCN selon lesquelles les personnes arrêtées auraient illégalement occupé une partie du parc.
Delphin Malekani, président de la société civile de Kyavinyonge, a vivement condamné les violences infligées à la population lors de cette opération. Selon ses dires, les forces de sécurité ont fait preuve d’une brutalité inacceptable, usant de coups et de tortures corporelles. Un homme âgé de plus de 50 ans aurait été agressé alors qu’il travaillait dans sa parcelle, accusé à tort d’avoir pénétré dans le parc. La coalition FARDC-ICCN aurait également confisqué son téléphone ainsi qu’une somme d’argent.

Bien que les autorités militaires rejettent ces accusations, la société civile de Kyavinyonge exige la libération immédiate des deux autres personnes détenues, tout en appelant au calme et à une résolution pacifique de la situation. Ils insistent sur la nécessité que les responsables de ces actes répondent de leurs actions devant la justice.
A lire aussi sur Kivumorningpost












