Dans un contexte de tensions croissantes et de préoccupations grandissantes quant à la souveraineté nationale, la jeunesse Tutsi exprime son indignation face aux actions de l’agresseur rwandais, se réclamant de leur ethnie Tutsi congolaise (Banyemera et Banyamulenge), et ce, sans consentement depuis 1996 jusqu’à nos jours.
Dans un document parvenu au Kivu Morning Post et signé par le président de cette Jeunesse, celui-ci revient sur les massacres perpétrés par le Rwanda en RDC, ainsi que sur leur propre territoire, notamment à Mudenbe et Nkamira en 1997, et au camp de Kiziba le 22 février 2018.
Dans le but de rendre hommage à ces compatriotes Banyamulenge tués par le régime de Paul Kagame, Muheto Muhizi annonce la tenue d’une marche commémorative en leur honneur le 22 février 2024. Ce moment sera, selon lui, “une occasion de marquer leur mémoire et dénoncer ces agressions continues”.

Le parcours de cette manifestation débutera à la place des Évolués, passant par le ministère de la Justice, pour finir à nouveau à la place des Évolués. Des témoignages poignants ainsi que des prières seront partagés tout au long de la marche pour rendre hommage aux victimes et exprimer la solidarité nationale, conclut ce document que nous avons consulté.
Cette manifestation intervient dans un contexte marqué par une tension régionale entre le Rwanda et la RDC. La RDC accuse le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, des faits prouvés par les experts des Nations Unies via plusieurs rapports. Du côté de Kigali, l’on se contente de rappeler que la crise sécuritaire actuelle en RDC est intercongolaise et que Kigali n’y joue aucun rôle. Des affirmations contredites par les acteurs de la société civile et les images de drones des FARDC et de la MONUSCO.
Depuis l’an 2023, image à l’appui, les FARDC ont capturé et présenté devant la presse plusieurs soldats RDF envoyés en renfort aux terroristes du M23.
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