La société civile congolaise du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme concernant un phénomène préoccupant : la présence de nombreuses barrières illégales érigées le long de routes locales. Cette situation, jugée comme une grave violation des droits de l’homme, suscite l’inquiétude et nécessite une action immédiate des autorités politico-administratives et militaires.
Sur un tronçon aussi court que 45 kilomètres, tel que celui reliant Mambasa à Lolwa, la société civile a recensé pas moins de 15 barrières illégales au 15 février dernier. Chaque passage est assorti d’une taxe, exigeant aux motocyclistes de payer 2 000 francs congolais, tandis que les automobilistes doivent débourser entre 3 000 et 5 000 francs.
Maître John Vuleveryo, président de cette organisation, exprime son regret face à cette situation alarmante. Il souligne également la présence de barrières de passage où les citoyens se voient confisquer leur carte d’électeur, qu’ils doivent racheter moyennant 1 000 francs congolais.

Malgré une accalmie sécuritaire observée depuis deux semaines dans la chefferie des Babila Bakwanza, consécutive à l’attaque meurtrière de cinq agriculteurs à Pikidi par des présumés terroristes ADF fin janvier, la société civile dénonce fermement ces barrières illégales comme une autre forme d’insécurité. Certaines de ces barrières sont même situées à moins de trois kilomètres l’une de l’autre, aggravant ainsi la situation pour les usagers de la route.
Les villages les plus touchés par ces pratiques de tracasserie sont TP 32/25, Babungwe, Buhaha, Lumalisa, Bandikongwe Tolitoli, Matete, Kundala, Makwangi, Mbenzu, Andilongoma, Lolwa, et Avenue Makala, le long de l’axe Mambasa-Komanda, à l’est de la RDC.
La société civile en appelle aux autorités pour mettre fin à ces pratiques illégales qui impactent injustement les citoyens.
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