Le secrétaire permanent de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), Benjamin Mbonimpa, a tenu mercredi 9 septembre 2026 à Goma une séance de travail avec des responsables de la Société nationale d’électricité (SNEL) du Nord-Kivu et du Sud-Kivu consacrée à la desserte électrique dans les deux provinces.
Selon l’AFC/M23, les échanges ont porté sur la fourniture d’électricité, le fonctionnement de la chaîne de production, de transport et de distribution ainsi que sur les causes des interruptions enregistrées dans certaines zones.
Benjamin Mbonimpa a indiqué que les établissements de santé, les écoles, les commerces, les ateliers ainsi que les réseaux de téléphonie et les services internet dépendent notamment d’un approvisionnement régulier en énergie électrique.
Il a également estimé que les coupures de courant avaient des conséquences économiques, en affectant les activités productives et les recettes liées à l’énergie distribuée aux consommateurs.

Les responsables de la SNEL ont été invités à préciser les capacités disponibles dans les réseaux du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que les volumes d’énergie produits, injectés dans le réseau, transportés vers les zones de consommation et effectivement délivrés aux abonnés.
Benjamin Mbonimpa a demandé que soient identifiés les différents niveaux auxquels pourraient se situer les difficultés, notamment la production, le transport ou la distribution.
Il a également évoqué les pertes d’énergie sur les lignes, les contraintes liées aux transformateurs et la nécessité d’adapter le dimensionnement du réseau de transport aux capacités disponibles.
Le secrétaire permanent de l’AFC/M23 a par ailleurs appelé à une gestion « rationnelle » des raccordements électriques. Il a estimé que l’extension du réseau devait tenir compte des capacités réellement disponibles afin d’éviter que les nouveaux branchements ne dépassent les volumes d’électricité pouvant être fournis.
Il a aussi évoqué le recours à l’énergie prépayée comme une piste permettant, selon lui, de mieux maîtriser la consommation et de limiter les abus.
Benjamin Mbonimpa a enfin salué l’expertise des ingénieurs et techniciens congolais de la SNEL, les encourageant à mettre leurs compétences à contribution pour examiner les installations, identifier les causes des interruptions et rechercher des solutions techniques adaptées.







