Bujumbura accueille ce lundi une séquence diplomatique à fort enjeu autour de la crise politique en République démocratique du Congo.
Le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, a réuni une série de consultations consacrées à la situation politique, sécuritaire et institutionnelle de la RDC, avec la participation de responsables politiques de l’opposition et de représentants des principales confessions religieuses congolaises.
La coalition Article 64 (C64) a répondu favorablement à l’invitation du chef de l’État burundais.
Les membres de son présidium, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund-à-Kabund, Dieudonné Bolengetenge et Francklin Tshiamala, sont arrivés dans la capitale burundaise où ils doivent être reçus par Évariste Ndayishimiye.
Les responsables religieux prennent également part aux consultations.
La délégation comprend notamment l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil en RDC, ainsi que des représentants de l’Église catholique, dont l’abbé Donatien Nshole, et de l’Église du Christ au Congo (ECC), parmi lesquels Éric Senga et André Bokundoa Bo-Likabe.
Ces échanges interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques autour du projet de révision constitutionnelle et de la loi référendaire envisagés en RDC. Selon l’entourage de la coalition, Martin Fayulu entend demander au président burundais d’user de ses bons offices auprès du président Félix Tshisekedi afin d’obtenir l’abandon du projet de changement de la Constitution ainsi que le retrait de la loi référendaire, que l’opposition considère comme une menace pour l’ordre constitutionnel.
Avant son départ pour Bujumbura, la C64 a publié un communiqué expliquant sa décision de participer aux consultations.
La coalition affirme vouloir saisir « toute voie sérieuse susceptible de favoriser la préservation de l’ordre constitutionnel » et entend présenter au président en exercice de l’Union africaine « avec clarté et fermeté » les préoccupations du peuple congolais ainsi que les risques qui, selon elle, pèsent sur la démocratie et la stabilité du pays.
En conséquence, la coalition a annoncé le report de la manifestation pacifique initialement prévue devant le Palais de la Nation.
La mobilisation est désormais fixée au mercredi 22 juillet 2026, date à laquelle les organisations membres de la C64 en RDC et dans la diaspora sont invitées à organiser des marches pacifiques dans le respect des législations en vigueur.

