À la veille de la clôture des épreuves de l’Examen d’État 2026, la Mairie de Goma durcit le ton contre les comportements jugés indisciplinés observés chaque année après les examens. Dans un communiqué officiel signé le 24 juin 2026, le maire Désiré Ngabo Kisuba interdit formellement les déchirements d’uniformes scolaires, les manifestations hostiles et toute autre forme de violence à l’issue des épreuves.
S’adressant à l’ensemble de la population, et particulièrement aux élèves finalistes ainsi qu’aux étudiants, l’autorité urbaine rappelle que ces pratiques constituent des actes contraires aux valeurs de discipline et de civisme.
Dans son message, la mairie souligne que « les manifestations hostiles et autres formes de violences, y compris les déchirements des uniformes scolaires à la fin des examens d’État, sont strictement interdites ».
Considérées comme des habitudes « rétrogrades à bannir », ces scènes de célébration excessives se répètent régulièrement dans plusieurs établissements à la fin des examens, certains finalistes choisissant de déchirer leurs uniformes ou de troubler l’ordre public pour marquer la fin de leur parcours scolaire.
Une situation que les autorités de Goma entendent désormais éradiquer. Le communiqué avertit également que tout contrevenant s’exposera à des sanctions sévères.
Si la nature exacte des mesures répressives n’a pas été précisée, la mairie affiche une volonté claire de faire respecter cette décision et de prévenir tout débordement.
Cette mise en garde intervient alors que les épreuves de l’Exetat ont débuté lundi dans un climat calme et serein à Goma.
À travers cette décision, les autorités souhaitent préserver cet esprit de discipline jusqu’à la fin de la session et garantir la protection des biens publics ainsi que la sécurité des citoyens.
La mairie invite ainsi les finalistes de la promotion 2026 à célébrer la fin de leur cycle d’études dans la responsabilité, le respect des infrastructures publiques et la dignité, afin que la réussite scolaire demeure un motif de fierté plutôt qu’une source de désordre.
Sofia Wilondja

