La République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et le haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont conclu lundi 22 juin 2026 , un accord visant le rapatriement volontaire de près de 280.000 réfugiés vivant de part et d’autre de la frontière, selon un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion ministérielle tripartite.
La rencontre de haut niveau, organisée dans le cadre des mécanismes prévus par les accords de paix et de prospérité signés à Washington en décembre 2025, a réuni des représentants des gouvernements congolais et rwandais ainsi que du HCR.
Selon le communiqué, les parties ont adopté une feuille de route couvrant la période 2026-2027 afin de faciliter « le retour volontaire, sûr et digne des réfugiés ainsi que leur réintégration durable dans leurs communautés d’origine ».
Les signataires ont également décidé d’organiser des réunions transfrontalières trimestrielles pour suivre la mise en œuvre du processus. La première est prévue en septembre 2026.
D’après les chiffres présentés lors de la réunion, la RDC accueille actuellement 196.289 réfugiés et demandeurs d’asile rwandais, tandis que le Rwanda héberge 84.456 réfugiés congolais.
Parmi les mesures arrêtées figure la réouverture du point de passage de Kamanyola, dans la province congolaise du Sud-Kivu, destinée à faciliter le retour de plus de 3.600 réfugiés rwandais installés dans cette région.
Les autorités congolaises se sont également engagées à identifier, d’ici octobre 2026, des zones prioritaires de retour jugées suffisamment sécurisées pour accueillir les réfugiés congolais vivant au Rwanda et souhaitant rentrer dans leur pays.
Les ministres des deux pays et les responsables du HCR ont convenu de se retrouver en juin 2027 pour évaluer les progrès réalisés dans l’exécution de cette feuille de route.

