De nouveaux affrontements ont été signalés mardi 7 avril 2026 dans la matinée entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants de l’AFC/M23 dans plusieurs villages du Sud-Kivu. Ces combats touchent Mikenge, sur les hauts plateaux de Minembwe, et plusieurs villages du territoire de Kalehe, selon Lawrence Kanyuka, chef du département de communication de l’AFC/M23.
Dans une déclaration publiée sur son compte X, le porte-parole de l’AFC/M23 affirme que « le régime de Kinshasa, à travers ses forces coalisées, a déclenché des attaques généralisées sur plusieurs axes, visant des populations civiles ».
Selon lui, les hostilités ont débuté dès 6h45 avec des « bombardements intensifs à l’aide de drones de combat » dans la zone densément peuplée de Mikenge, où des habitations civiles et du bétail auraient été touchés.
Le mouvement ajoute que les attaques se sont étendues à partir de 6h50 aux localités de Lumbishi, Katale et Tushunguti, dans le territoire de Kalehe, où des zones civiles ont également été atteintes.
Les combats ont provoqué des mouvements de panique parmi les habitants, plusieurs familles cherchant refuge loin des lignes de front selon des sources locales.
« L’AFC-M23 réaffirme avec fermeté qu’elle se tient pleinement prête à assumer son devoir de protection des populations civiles, par tous les moyens nécessaires », a ajouté Lawrence Kanyuka, qui accuse Kinshasa de violer les engagements de cessez-le-feu encore en discussion dans le cadre du processus de Doha.
Ces nouveaux combats surviennent alors qu’un nouveau round des pourparlers entre Kinshasa et l’AFC/M23 est annoncé pour le 13 avril en Suisse, dans la continuité du mécanisme lancé à Doha. Depuis janvier, l’armée congolaise et ses alliés ont lancé des offensives contre les zones sous contrôle de l’AFC/M23 malgré les efforts diplomatiques en cours.

