Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a indiqué que 42 membres de partis politiques demeuraient en détention au 30 janvier 2026, après des arrestations menées par des services de renseignement, le Conseil national de cyberdéfense (CNC), la justice militaire ou par des personnes non identifiées.
Selon le BCNUDH, ces personnes sont détenues notamment à la prison militaire de Ndolo et dans plusieurs cachots clandestins présumés gérés par le CNC.
Le bureau onusien souligne la persistance de lieux de détention non officiels en RDC, où les détenus sont souvent privés de garanties judiciaires minimales, notamment l’accès à un avocat, à leurs familles ou à des soins médicaux.
La majorité des personnes concernées seraient issues de l’opposition politique, dont 20 membres du parti “Ensemble pour la République” et quatre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
Plusieurs de ces responsables ou militants sont accusés de connivence avec l’AFC/M23, dans un climat politique tendu sur fond d’un conflit persistant dans l’Est du pays.
Le BCNUDH note que ces arrestations s’ajoutent à une tendance plus large de violations documentées à travers le pays.
Pour janvier 2026, 439 violations et atteintes aux droits humains ont été recensées, principalement dans les provinces orientales, tandis que les restrictions visant les acteurs politiques et civiques continuent d’alimenter les préoccupations sur l’état des libertés publiques.
Ces détentions risquent d’accentuer les tensions autour de l’espace démocratique en RDC, alors que les accusations de liens avec l’AFC/M23 deviennent un élément central du discours sécuritaire et judiciaire des autorités dans le contexte du conflit à l’Est.

