Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a rendu hommage lundi 6 avril 2026 aux victimes du génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Il a appelé la communauté internationale à tirer les leçons de ses échecs passés pour mieux prévenir les atrocités de masse.
Le message du patron de l’ONU intervient dans le cadre de la Journée internationale de commémoration du génocide de 1994 contre les Tutsis.
Selon l’ONU, à partir du 7 avril 1994, dans les 100 jours qui ont suivi, plus d’un million de membres de la minorité Tutsi ont été systématiquement assassinés lors d’un génocide perpétré par le gouvernement des extrémistes Hutu.
« Il y a trente-deux ans, le Rwanda a vécu l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, rappelant qu’« en à peine 100 jours, plus d’un million de personnes ont été assassinées – principalement des Tutsis, mais aussi des Hutus et d’autres personnes qui s’opposaient au génocide ».
Le chef de l’ONU souligne que des familles entières ont été « brutalement anéanties ».
Il a également salué la résilience des survivants, qu’il présente comme « un témoignage de la force de l’esprit humain », tout en revenant sur « l’incapacité de la communauté internationale à tenir compte des avertissements et à prendre immédiatement des mesures pour sauver des vies ».
Au-delà du devoir de mémoire, António Guterres insiste sur la prévention.
« Il ne suffit pas de se souvenir des morts. Nous devons tirer les leçons des échecs passés et protéger les vivants », affirme-t-il, en appelant au rejet de « la haine, les discours incendiaires et l’incitation à la violence ».
Il exhorte aussi tous les États à adhérer « sans délai à la Convention sur le génocide » et à la mettre pleinement en œuvre.
Le patron de l’ONU réaffirme enfin l’engagement des Nations Unies aux côtés du Rwanda et de toutes les sociétés confrontées aux risques de haine et de division.
« Que cette journée réaffirme notre engagement à nous souvenir, à écouter et à agir », conclut-il, avec pour horizon la prévention du génocide partout dans le monde.

