Des inquiétudes grandissent à Kitshanga et dans toute la chefferie de Bashali, suite à la coupure des réseaux de télécommunications sur cette partie du territoire de Masisi.
Les habitants signalent que les réseaux Orange, Airtel et Vodacom sont interrompus depuis plus de trois jours, les coupant du reste du pays et du monde. Cette situation empêche l’accès à plusieurs services essentiels, notamment le retrait et l’envoi d’argent, ainsi que la communication avec des proches.
La coupure perturbe également les activités socioéconomiques et complique le travail des organisations humanitaires présentes dans la zone.
« Nous avons trois opérateurs de télécommunications, mais aucun ne fonctionne. Ni Airtel, ni Orange, ni Vodacom : c’est zéro. Nous sommes bloqués dans toutes nos activités », déplore un résident.
Les revendeurs d’unités et les commerçants font face à de grandes difficultés : « Depuis avant-hier à 13 heures, tout est au point mort. Nous vivons grâce à la vente d’unités, mais aujourd’hui c’est le chaos », explique un revendeur.
Un commerçant ajoute : « Nous ne savons plus comment nous approvisionner à Goma, tout se fait grâce à la connexion. Nos activités sont à l’arrêt. »
Certains habitants sont contraints de grimper des montagnes, parfois à cinq kilomètres de la cité, pour capter un signal, s’exposant ainsi à des dangers liés à l’insécurité.
Ces coupures deviennent récurrentes dans la chefferie de Bashali, alors que les raisons restent obscures et qu’aucune explication officielle n’a été donnée.

