Les combattants de Twirwaneho, alliés à l’AFC-M23, ont déclaré vendredi 16 janvier 2026 avoir abattu un drone de l’armée congolaise sur le haut plateau de Minembwe, en territoire de Fizi.
Dans un communiqué publié jeudi 15 janvier 2026, le Twirwaneho revendique également la prise de la colline stratégique de Baruta, permettant, selon le mouvement, de contrôler le Point Zéro et plusieurs villages de cette partie du secteur d’Itombwe, dans la province du Sud-Kivu.
« Aujourd’hui, les forces de la coalition gouvernementale de la RDC, accompagnées des forces burundaises, de milices Wazalendo et les FDLR, ont lancé des attaques coordonnées au Point Zéro, à 10 kilomètres à l’est de Minembwe, dans le territoire de Fizi. L’opération comprenait à la fois des assauts au sol et des bombardements par drones, visant délibérément la population civile des villages de Rwitsankuku et aux alentours, entraînant des destructions des infrastructures civiles, des déplacements forcés de familles, et mettant gravement en danger la vie des civils innocents », peut-on lire dans le communiqué.

Face à ces agissements, le MRDP-Twirwaneho affirme avoir réagi immédiatement avec ses unités afin de défendre les civils. Le mouvement précise que ses éléments ont neutralisé un drone ennemi qui effectuait des bombardements sur des zones civiles.
Le colonel Kamasa Ndakize Welcome, porte-parole du Twirwaneho, affirme que ses combattants ont pris le contrôle de sites stratégiques, dont la montagne de Baruta, longtemps utilisée, selon lui, comme base pour bombarder des zones civiles.
Le MRDP-Twirwaneho réaffirme qu’il ne tolérera jamais les violences ciblées contre les civils Banyamulenge par les FARDC, les forces burundaises, les milices Wazalendo ou les FDLR, en particulier lorsqu’elles sont motivées par des logiques de nettoyage ethnique.
Depuis 48 heures, des combats sont signalés dans le territoire de Fizi. Ces affrontements ont provoqué un déplacement massif de populations, malgré le processus de Doha en cours.
L’AFC-M23 accuse Kinshasa de continuer à violer le cessez-le-feu en recourant à des drones d’attaque visant des zones densément peuplées. L’armée congolaise, de son côté, a rejeté dans une déclaration toute implication dans des attaques dans la région.

