Au moins vingt-huit civils, dont neuf enfants et sept femmes, ont trouvé refuge jeudi 26 décembre dans la base militaire de la MONUSCO à Bayoo, localité située à environ 95 kilomètres de Bunia, dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri.
Ces personnes ont fui les violences consécutives aux affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) sur l’axe Bayoo–Bule. Selon des sources onusiennes, les combats ont entraîné d’importants mouvements de population dans la zone.
Parmi les victimes figurent également des militaires : un soldat des FARDC blessé lors des affrontements a été admis d’urgence dans les installations sanitaires de la base de la MONUSCO, où il a reçu les premiers soins.
Les violences n’ont pas épargné les forces onusiennes. Un Casque bleu a été blessé à l’épaule lors de tirs dirigés contre la base militaire. Il a été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale. À la suite de cet incident, la base de Bayoo a été placée en état d’alerte maximale afin de prévenir toute nouvelle attaque.
Face à la menace, les Casques bleus bangladais déployés dans la zone ont procédé à des tirs de sommation et renforcé les patrouilles le long de l’axe menant vers Bule. Ces actions visaient à sécuriser la zone, appuyer les FARDC, dissuader les groupes armés et assurer la protection des civils réfugiés dans et autour de la base.
La société civile locale redoute un bilan humain plus lourd. Son président, Désiré Malodra, a confirmé la découverte du corps sans vie d’un civil ainsi qu’un autre blessé, tous deux vraisemblablement touchés par des balles perdues lors des affrontements.
Rachidi Kudra, depuis Bunia

