Le Projet de Loi de Finances 2026 a officiellement été déclaré recevable à l’Assemblée nationale, le 19 novembre, après la présentation par la Première ministre Judith Suminwa des réponses aux préoccupations des députés.
Le document est désormais transmis à la Commission économique, financière et contrôle budgétaire pour un examen approfondi.
Le Gouvernement met en avant une trajectoire économique jugée plus stable, soutenue par l’appréciation progressive du franc congolais et une inflation maintenue sous la barre des 7 %, une première depuis plusieurs exercices. Ces indicateurs, selon l’exécutif, témoignent des effets des réformes en cours.
Le budget 2026 accorde une priorité marquée à la défense et à la sécurité, aux secteurs économiques, à l’éducation, à la santé ainsi qu’à la protection sociale. Des investissements structurants sont confirmés, notamment dans les infrastructures routières, la réunification du réseau national et l’électrification rurale, considérée comme un levier clé de développement.
Le gouvernement prévoit également la poursuite de l’assainissement du fichier de la paie et l’exécution progressive des engagements salariaux. Les recettes projetées pour 2026 affichent une croissance attendue de 16 %, une hausse jugée réaliste par l’exécutif.

Lors de son adresse aux élus, la Première ministre a insisté sur l’importance d’un vote favorable pour soutenir un budget qu’elle qualifie de « responsable » et aligné sur le Programme d’Actions du Gouvernement.
« En adoptant ce projet, vous donnerez à l’État les moyens de transformer la croissance en emplois, en services publics de qualité et en prospérité partagée », a-t-elle déclaré devant l’hémicycle.
La présentation officielle du Budget 2026, chiffré à 59.020,5 milliards de francs congolais, marque l’accomplissement des obligations constitutionnelles, le projet ayant été déposé dans les délais le 15 septembre.
Le Gouvernement Suminwa assure que ce budget reflète la vision du Chef de l’État et constitue un cadre destiné à améliorer de manière durable les conditions de vie des Congolais.

